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    La date limite : Tout récit rendu après le 14 Août 2014 (inclusne sera pas pris en compte.
    Voici donc les 6 premiers mots du premier Logo Rallye....: 


    Colère, Nuages, Larmes, Cendres, Pitié, Espoir... 

    Les participants:
    - Angel♥
    - Pho#
    - Véritay
    - LaConteuse
    - isumie 
    - evecherchesonadam 
     

     

    Concours fermé

    Les résultats sont affichés ici.

     

    Résultat: 1ère     Pho#
    Pho# est première. Bravo à elle !

    Pho#, j'ai tout bonnement adoré ta nouvelle. C'était court, simple mais efficace. De plus tu as choisis le contexte météorologique pour placer tous ces mots et j'ai beaucoup apprécié. C'était prenant, ton récit m'a rappelé ces soirées passées à observer les orages par ma fenêtre. Il n'y a pas eut un seul mot qui n'arrivait pas à bien s'encrer à ce contexte, à croire que c'était trop facile pour toi... Bravo à toi !

    Détails de la note:
    Respect des mots: 3/3
    Respect de l'ordre: 3/3
    Respect du nombre de mot & Présentation en gras: 4.5/5 
    (un léger oubli pour Nuages t'a volé 0.5)
    Mon avis: 13/14
    Note totale: 23.5/25

     


     

    Résultat: 2ème     LaConteuse & Angel

    En seconde place:
    LaConteuse et Angel ♥, je commencerais donc par ordre chronologique.

    Angel ♥: Tu as choisis un sujet que j'affectionne particulièrement. Les tourments d'un homosexuel... Tes mots étaient justes, pleins d'émotions, prenant. J'ai remarqué quelques petites expressions un peu maladroites qui m'ont fait hésiter quant à l'âge d'Esteban et qui me font toujours douter.
    Cette nouvelle, gentille, qui ne fait de mal à personne mais qui fait quand même réfléchir t'a attribué la seconde place, Bravo !

    Détails de la note:
    Respect des mots: 3/3
    Respect de l'ordre: 3/3
    Respect du nombre de mot & Présentation en gras: 5/5
    Mon avis: 11/14
    Note totale: 22/25

     

    LaConteuse: Un grand classique remixé ? Je ne sais pas si c'est sa véritable histoire je ne prétends pas la connaître sur le bout des doigts, mais j'ai tout bonnement adoré ta version. Et cette chute, QUELLE CHUTE ! Quoi qu'elle semble me dire quelque chose, je l'ai trouvée sublime. Je suis très adeptes d'histoire effrayante, gore, pleine de sang, de meurtres et de vengeance. Cette traque par cet orphelin, tous ces efforts enfin récompensés...
    J'ai éclaté de rire quand j'ai vu les 2006 mots pile ! Tu as bien joué avec cela, c'était parfait !
    Je profite..."Quand sa besace fut terminée [...]", je crois que c'était "besogne", le mot juste, non ?
    Seul petit hic... Tu n'as absolument pas respecté l'ordre donné... Et c'est bien ça qui t'a fait louper la première place ! Dommage, une prochaine fois j'espère ? :)

    Détails de la note:
    Respect des mots: 3/3
    Respect de l'ordre: 0/3
    Respect du nombre de mot ET de la présentation en gras: 5/5
    Mon avis: 14/14
    Note totale: 22/25


     

    Résultat: 3ème     Véritay

    Et enfin sur la dernière marche du podium, Véritay.
    Véritay: Un ange un peu perdu. Un ange sous le coup de l'émotion, porté par ses sentiments. Un ange très impliqué et sincère. Un ange qui s'adresse à son créateur qui remet en question sa divinité et dit qu'il n'a pas un jugement entier... Il ne serait pas sur le point de déchoir ? Je me suis prise d'affection pour cette créature en tous cas.
    Une nouvelle vibrante, prenante tout du long... Et qui touche un sujet aussi sensible que l'Humanité.
    Tu es douée, Véritay. Même si tu sembles en douter. Ici, nous avons tous des progrès à faire mais vraiment, tu n'as rien n'à envier à personne. J'ai adoré te lire.

    Détails de la note:
    Respect des mots: 3/3
    Respect de l'ordre: 3/3
    Respect du nombre de mot & Présentation en gras: 2/5
    (3 point t'ont été enlevés pour l'absence de gras sur la présentation, dommage)
    Mon avis: 12/14
    Note totale: 20/25


     

    En quatrième position:
    isumie:  Deux-trois fautes de temps à autres, tout le monde en fait, ce n'est pas gênant. J'ai moins aimé ton texte car je ne l'ai pas vraiment compris... Je l'ai trouvé un peu trop brouillon, un peu déstructuré. Tu n'avais pas envie de faire trop long à cause de la limitation peut-être mais tu pouvais, je pense, développer certaine chose. C'était un peu trop abrupte par exemple pour la rencontre de ce jeune vendeur-étudiant. Il est un peu tombé comme un cheveux sur la soupe. Peut-être n'as-tu pas voulus mettre l'accent sur sa rencontre me diras-tu... La chute est triste et belle bien qu'un peu maladroite. Bravo à toi !

    Détail de la note:
    Respect des mots: 3/3
    Respect de l'ordre: 0/3
    Respect du nombre de mot & Présentation en gras: 5/5
    Appréciation: 7/14
    Note: 15/25

     

    En cinquième position, evecherchesonadam.
    Point positif, tu as mis un titre ! ... Maintenant la conjugaison reste un point à revoir. Dans ce texte, tu as majoritairement utilisé du passé simple et... à la troisième personne, "piqua" n'a jamais prit de -t tout comme "ordonna", "éclata",... j'en passe et des meilleures ! Pas mal de faute que tu aurais pus éviter aussi... Surement de l'inattention mais quand même... "Espoir" avec un -é... Alors que je l'ai écris plus haut... Utilise la fonction auto correctrice d'un éditeur de texte tel que Microsoft Word ou Oppen office, même s'ils ne corrigent pas tout, ils aident pas mal...

    Je crois que je suis passé à côté du texte à cause de toutes ces fautes... C'est dommage...
    J'espère toutefois que tu as apprécié écrire ton texte !

    Détail de la note:
    Respect des mots: 2.5/3
    Respect de l'ordre: 0/3
    Respect du nombre de mot & Présentation en gras: 5/5
    Appréciation: 4/14
    Note: 11.5/25

     


     

     

    Voilà ! Bravo à vous pour vos participations. Je me suis régalée, j'ai beaucoup rit et je me suis laissée portée dans la majorité des cas.  Si vous avez des questions, n'hésitez pas, je suis disponible pas MP.

    Au plaisir de vous revoir ~

     


  • Commentaires

    1
    Mardi 1er Juillet 2014 à 00:19

    voici 

     

    J’avançais donc, une sorte de rancœur au plus profond de mon être.

    Non, ce n’était pas de la rancœur, simplement un sentiment de colère, ainsi que de haine. La haine d’aimer. 

    Le froid s’installa bien vite. Je marchais lentement, traînant les pieds, comme si plus rien n’avait d’importance. Je n’observais même pas le chemin que j’empruntais, et me contentais d’avancer.

    Un vent souffla, et vint me fouetter le visage de ses doigts de glace, froids et durs. Puis je m’assis sur une souche d’arbre, posant mon regard sur le paysage dévasté par un ancien incendie sans doute.

    Je ne pus me retenir d’avantage, et laissa couler ces larmes que j’emmagasinais depuis bien trop longtemps. Une goutte vint rejoindre le tracé de mes doigts entrelacés. Puis une deuxième, et une troisième. Ce n’était pas mes pleurs. Je levais la tête et vis ces nuages gonflés de colère, noirs et qui allaient s’abattre sur moi. 

    Mes larmes refoulés, je me levais et couru. Couru aussi vite que je le pouvais, et quand enfin j’eus trouvé une cachette (ressemblant étrangement à une grotte) susceptible de m’abriter au moins le temps de l’averse, je m’y logeai.  

    Assis, en position de tailleur et tout en essayant de faire un feu avec le branchage resté épargné de la pluie, je pensais.

    J’essayais de me remémorer ces souvenirs, aussi douloureux soient-ils, mais qui me rongeaient l’esprit.

    Damien m’avait quitté. Damien m’a pris la main, et d’un air navré et comme pour se défendre, m’a chuchoté au coin de l’oreille :

    -Je suis désolé Estéban. 

    Désolé de quoi ? C’est lui qui m’avait quitté ! Sous prétexte qu’il n’avait plus de sentiments, qu’en fait il n’a jamais aimé les hommes, car la norme voulait qu’un homme soit avec une femme, que la société voulait créer ce cercle vicieux, auquel un homme et un autre ne pouvaient pas trouver leur place.

    Et qu’en faisait-il, de tous ses baisers ? Toutes ces fois, où il m’avait caressé le visage et où il avait murmuré de façon si sensuelle mon prénom que j’étais obligé de me mordre la lèvre pour ne pas soupirer d’envie et de plaisir, qu’en faisait-il ? Ça aussi ce n’était pas normal ?

    Moi je l’aimais, et je me fichais du regard des autres, j’ai déjà eu pire quant au fait que j’étais considéré comme une tapette, une pédale, une tarlouze, et toutes ces insultes que l’on me crachait au visage quotidiennement, sans que cela n’étonne personne.

    Fou de rage, je donnais alors un grand coup de pied dans les cendres naissantes quant au feu meurtri par le froid.

    Damien s’était joué de moi, il ne m’a donc pas aimé. Il a juste voulu faire un jeu. J’étais donc son jouet, celui qu’il appréciait juste pour le plaisir d’avoir quelque chose pour se vider les couilles. J’en étais malade. Il avait donc seulement pitié de moi…

    Mes pensées tourbillonnèrent et se heurtèrent brutalement dans ma tête, ainsi, pour arrêter cette douleur, ce tourment, je décidais de m’allonger, et me laisser aller au sommeil.

    Les bras de Morphée m’accueillirent bien vite. Où je pus trouver une sorte de refuge, un refuge mirage.

    Quand je me réveillais le lendemain, la pluie avait cessé. Je savais qu’il était tôt, vu la pâleur du ciel pour un dernier jour d’août.

    Mon meilleur ami, Tiago, m’avait envoyé mille et un messages. L’inquiétude devait le tourmenter.

    Qu’il était beau Tiago, avec ses chemises se collant à ses muscles saillants, ses cheveux couleur de sable onduler dans le vent, et ses yeux d’outremer, capables de nous avaler comme les vagues du Pacifique.

    Il avait toujours était gentil, serviable, joueur. Jamais méchant.

    Pris par un rhume, je décidai de regagner le sentier de terre.

    Plus je marchais, plus je me rapprochai du grand tremplin de skate de la ville, celui où Damien m’avait rejeté.

    Une fois sur les lieux, je m’aperçus que l’endroit était désert.

    -Bien sûr, qui aurai bien pu t’attendre, Estéban…je murmurais.

    -Moi.

    Je fis alors volte-face, et me retrouva nez à nez avec Tiago. Ses cheveux trempés étaient resplendissants. Et je vis son torse qui me laissa rêveur collé derrière son habit complètement mouillé.

    -Tiago…

    -Estéban…je sais ce qui t’ai arrivé, mais…

    Il laissa sa phrase en suspens.

    Il s’approcha alors de moi, et bientôt nos deux corps se retrouvèrent collés l’un contre l’autre.

    Je suffoquais presque. Il sourit et écarta une mèche mouillée de mes yeux, puis pencha sa tête, vint me soutenir la nuque, et m’embrassa.

    Une chaleur s’empara alors de moi. Je n’en pouvais plus.

    Je prolongeai alors ce baiser, en lui léchant les lèvres, puis finalement, nous restions enlacés, à s’embrasser.

    Il mit un terme à ce baiser.

    Tiago me regarda.

    -Je t’aime Estéban, et je n’ai jamais cessé de t’aimer.

    Un nouvel espoir naissait à présent en moi.

    Un espoir d’amour.

    C’est donc plein d’amour, de fougue, de passion et d’envie que je lui répondis :

    -Si tu savais comme moi je t’aime…

     

    Je l’aimais tant.

    Et nous repartions donc, main dans la main, chez lui.

    Et ce jour-là, je crois que je n’ai jamais ressenti autant d’amour qu’avec Damien, et je fus le plus heureux des hommes avec Tiago.

    Rien qu’avec un mot. Ce tout petit mot que l’on nomme espoir…

     

     J'espère que mon texte te plait, et désolé de n'avoir pu l'écrire en plus petit. Il ne veut pas se mettre ainsi. 

    2
    Mardi 8 Juillet 2014 à 18:30

     

    Face à la colère de cet orage, la nature ne pouvait que se cacher, apeurée par la force surpuissante et mystérieuse qui se loge derrière ses immenses nuages noirs. Ce que la nature ne comprenait pas, c’est que tout n’était pas de sa faute, et que les cris de désespoirs que lançait l’orage étaient toujours accompagnés de larmes. Et que sa rage foudroyante, rendait en cendre de nombreuses choses. La nature ne comprenait pas toute la souffrance qui hantait cet orage. Elle le ne comprenait pas. Et elle n’éprouvait aucune pitié et ne pensait qu’à la vengeance. Face à ces deux éléments fièrs, tout espoir de réconciliation était impossible.

     

    Bon voilà, ce n'est pas super, mais j'espère qu'il plaira quand même un peu. Et il est tout petit '-'

     

    3
    Mercredi 9 Juillet 2014 à 13:50

    Bon, euuuh....Le mien est un peu merdique, m'enfin, faisons comme si j'étais douée :

    "Je vais commencer par une question assez philosophique : Pourquoi tant de colère chez les Hommes ? S'ils effaçaient ces mauvais sentiments, s'ils faisaient de leur mieux pour voir la vie du bon côté, s'ils arrêtaient de se faire du mal…Tout serait beaucoup plus simple.
    Mais à priori, Dieu a voulu que les Hommes soient malheureux. Ce que j'aime, chez Dieu, c'est que son jugement n'est jamais entier. Ce qui fait que la vie d'un Homme se divise en deux extrêmes : La joie, et la tristesse.

     

    Je fais partie des êtres vivants au-delà des nuages. Nous avons un endroit particulier, chez nous. Une sorte de sanctuaire au centre duquel sied une énorme carte de la Terre qui nous transcrit ce qui se passe sur cette planète en temps réel. Lorsque je m'y rends et que je vois les humains et leurs manières, mon cœur se remplis d'une rancune envers celui qui habite plus haut. Nous sommes censés les protéger, mais comment le faire lorsqu'ils n'écoutent que leur propre voix, ou celle de leur démon ? Que faire quand Dieu en demande trop ? Quand au lieu de leur donner des moyens d'avancer, des choses auxquelles se raccrocher pour devenir plus fort, il leur met des embûches douloureuses sur leur route ? Forcément, les humains finissent par perdre la fois. C'est inévitable.

    Alors, certains anges de notre patrie descendent de leurs nuages blancs, et versent leurs larmes
    salées sur la Terre des Hommes. Je l'ai déjà fait, ça. Je l'ai déjà fait. Nous tenions une réunion inutile au sanctuaire qui avait pour but de lister tous les malheurs des Hommes en faisant un gros plan sur les terres dévastées par les armes, les brutalités, les flammes, les cendres, les viols, la rancune, la jalousie, la haine…
    J'étais tellement écœurée par ces désastres que je suis allée pleurer en flot mes larmes sur leurs terres.
      J'avais pitié
    de ces pauvres humains. Ils ne comprennent rien. Non, ce n'est pas qu'ils ne comprennent rien, mais plutôt qu'ils ne veulent pas comprendre que leurs vies sont sans arrêt en péril à cause des guerres, que du jour au lendemain ils peuvent perdre tous leurs êtres proches à cause de la cruauté des uns ou l'insouciance des autres.
    Savez-vous pourquoi ? Parce que cette divinité habitant encore plus haut que les nuages leur retire leur espoir
    avec une lame qui laisse de profondes cicatrices. Qui les entailles au plus profond de leurs entrailles. Je le respecte, mon Dieu. Je le respecte, mais je le trouve injuste.
    Le boulot des anges est quasiment invisible si les Hommes n'ont plus d'espoir. Vous comprenez ? Je m'explique mal, je dois l'admettre, mais je ne fais que dire ce que je pense.

     

    Voilà, j'ai finis, au revoir.."

    4
    Samedi 12 Juillet 2014 à 14:08

    Assis dans l’herbe, le dos nonchalamment appuyé contre une pierre tombale dissimulée dans l’ombre d’un grand chêne solitaire, Garett Jones attendait quelqu’un. Le rendez-vous était fixé à minuit, mais il était venu plusieurs minutes en avance, de manière à voir sa proie approcher de loin. Cette froide nuit de Janvier 1889 véhiculait beaucoup d’espoir pour Garett ; parviendrait-il enfin à se venger de l’homme qui avait massacré sa famille ?  Sur cette plaisante pensée, il tira une longue bouffée de son cigaret qui coûtait une fortune au bureau de tabac du coin. Les Français ont peut-être des goûts exécrables en matière de nourritures, pensa-t-il, mais leur tabac vaut la peine d’être fumé. Heureusement, grâce à une acquisition très récente, Garett pouvait en profiter de manière gratuite et illimitée.

    Enfin, deux minutes exactement avant minuit, une ombre se profila entre les macchabés. Une ombre étonnamment  agile en dépit de sa corpulence, dont la lune noire refusait de révéler le faciès. Qu’importe, je connais son visage aussi bien que le mien.  L’ombre s’arrêta, scrutant les alentours à la recherche de Garett, mais son regard glissa sur lui sans le voir. A la seconde où les épaules de l’ombre se détendirent,  la voix claire de Garett s’éleva dans le cimetière, se délectant du léger sursaut  qu’elle provoqua chez son interlocuteur :

    -Je ne pensais pas que vous viendriez. Venez donc vous asseoir avec moi, nous avons un tas de choses à nous raconter.

    Le regard de l’ombre se précisa sur Garett  et il prit place à côté de lui. Le bout incandescent du cigaret transforma l’ombre en un homme dégarni aux bajoues dodues et aux yeux froids comme la mort. Ils se dévisagèrent tous deux pendant un instant, puis l’homme éclata d’un rire rauque, dénué de tout humour.

    -Alors c’est toi qui m’as découvert. J’aurais du m’en douter; tu es beaucoup trop intelligent pour ton propre bien. Quel dommage que tu ne survives pas à ce soir… Mais d’abord, dis-moi pourquoi tu m’as convoqué ici au lieu d’aller directement voir les flics. Tu comptais me faire chanter ?

    Garett répondit par un sourire énigmatique, et proposa à l’homme son cigaret, qu’il accepta avec grâce. Quand celui-ci eu fini de cracher sa fumée en direction de la lune, Garett reprit la parole :

    -Dites-moi, Mr Hutchinson, mon visage vous dit-il quelque chose ?

    L’homme fronça les sourcils, surpris par la question.

    -Bien sûr que oui, Mr. Jones. Vous êtes mon assistant depuis … près de six mois, non ? 

    -Non, Mr Huchinson, non. Regardez mieux. Mon. Visage. Vous. Dit. Il. Quelque. Chose ? articula lentement Garett, qui soudain peinait à réfréner sa colère. Il avait récupéré son cigaret, qu’il broyait désormais entre ses doigts.

    Intrigué, l’homme se pencha en avant et examina minutieusement le visage de Garett, décortiquant chaque détaille de sa morphologie. Il passa même les doigts sur son crâne, entre ses boucles noirs, sur sa gorge, jusqu’à ce que la lumière se fasse dans son esprit. Un sourire se dessina sur ses lèvres minces, et il se ré-adossa lentement  contre la pierre tombale.

    -C’la alors si je m’y attendais. Un des petits bâtards de la Strike. Alors comme ça, l’incendie que j’avais provoqué ne t’a pas réduit en cendres, hein ? Je n’ai malheureusement pas eu le temps de m’amuser sur ta mère, mais Dieu a visiblement décider de m’accorder une deuxième chance. Par chance pour toi,  je suis d’humeur bavarde aujourd’hui, tu auras donc un peu de répit avant ta fin : explique moi donc ce qui m’a trahi ?

    -J’ai toujours su que c’était vous. Quand ma mère est sortie cette nuit-là, j’ai décidé de la suivre pour savoir où elle se rendait tous les soirs.

    -Alors, comment ça fait de découvrir qu’on est un fils de pute au sens propre du terme ?  L’interrompit l’homme, une lueur moqueuse dans ses yeux noirs.

    Garett ignora la provocation, est continua d’une voix monocorde.

    -Je l’ai filé jusqu’à Bernerd Street, où je l’ai vu s’engager dans une petite ruelle. J’étais fatigué et frigorifié, alors je me suis approché pour lui demander de rentrer avec moi. Et c’est là que je vous ai vu l’égorger, puis prendre la fuite lorsqu’une calèche a déboulé. J’ai attendu, trop choqué pour réagir ; je ne voyais que le sang jaillissant de son cou. Le corps humain contient environ cinq litres de sang, le saviez-vous ? Ce jour là, cela m’a semblé beaucoup plus. Quand j’ai repris conscience de ce qui m’entourait, j’ai couru à la maison pour aller prévenir mon père et mon frère. Tout ce que j’ai trouvé fut un immeuble en feu, et les cadavres calcinés de ma famille à l’intérieur. Je ne me rappelle plus très bien des moments qui suivirent, juste d’un inspecteur qui me posait des questions auxquelles  je ne pouvais pas répondre. La suite de ma misérable existence s’est résumée à un défilé d’orphelinats et de maisons d’accueil, et à une seule image : votre visage. Vous pouvez vous vanter d’avoir été la seule raison d’exister d’une personne, Mr Huchinson, dit Garett d’un ton qui signifiait bien que c’était tout sauf un compliment.

    « J’ai passé ma vie à vous chercher, à traquer la moindre trace de votre existence ; en vain. Trouver une personne parmi un million d’habitants est une tâche qui frise l’impossible… Jusqu’à ce que je découvre cette petite annonce de travail dans The Times, avec votre photo adjointe. J’ai été tenté de vous tuer directement, mais je me suis dit qu’un grand salaud méritait une grande fin. »

    Alors je me suis immiscé dans votre monde, je vous suis devenu indispensable ; j’ai appris votre histoire comme la mienne, je me suis rendu à chaque lieu où vous avez vécu, où vous avez seulement été ; j’ai pris connaissance de toutes vos habitudes, de tous les détails qui régissent votre vie, de votre tic au sourcil gauche jusqu’à votre marque de rasoir. Je vous connais mieux que vous ne vous connaissez. »

    L’homme se remit à rire grassement, coupant Garett pour la deuxième fois. Quand son hilarité se dissipa enfin, il reprit la parole, non sans essuyer des petites larmes de joies.

    -Quel baratin touchant. Ta mère était une catin, elle a bien mérité ce qui lui est arrivé. Quant à ton débile de père et ton bâtard de frère, je n’ai jamais vu de feu de joie aussi jouissif que celui qu’ils ont produit.  Ah, et ces histoires à dormir debout étaient censées me faire peur ? Je crois que je mérite un prix pour m’être retenu de bailler tout du long. Maintenant, voyons voir si je peux t’extirper les larmes que ta môman n’a même pas été capable de produire…

    L’éclat brillant d’un couteau de boucher captura la lumière des étoiles tandis qu’il coulissait tranquillement hors de son fourreau. Le dernier son que mère aura jamais entendu, pensa tristement Garett.  Un son que plus personne n’entendra jamais, ajouta-t-il férocement.

    Garett soupira, écrasa son cigaret sur le sol et plongea tranquillement ses yeux bleus dans les prunelles du tueur.

    -31 10 18 88.

    L’homme se figea.

    -Répète un peu ça ?

    -31 10 18 88. La date de votre premier meurtre. Ce ne fut pas facile de trouver votre coffre –la vieille boucherie de votre père, huh, il fallait y penser- mais le code était ridiculement prévisible. Tout le magot que vous avez amassé grâce à vos différents bordels a été généreusement redistribué à vos … employées… qui sauront en faire bonne usage dans un métier plus honorable, j’en suis sûr.

    -Tu mens, affirma l’homme.

     Mais sa peau, qui blanchissait à vue d’œil, démentait son aplomb.

    -Oh, et toute vos réserves clandestines de tabac –fort goûteux, au demeurant- ont été vidées, puis revendues à un fort bon prix. Les gains ont été charitablement versés à l’orphelinat St-James de Bernerd Street. Ma foi, cela a été plutôt facile de convaincre vos employés de me laisser, moi, votre assistant le plus fidèle, œuvrer en votre nom. Moi non plus, je ne sais pas ce qui lui a pris, à ce bon vieux Huchinson, mais vous savez comment il est, plus-lunatique-tu-meurs. Bon, si vous ne voulez vraiment pas, je lui demanderais de passer, il en sera fort embêté… Je dois d’ailleurs vous féliciter, se moqua Garett en applaudissement sarcastiquement, vous terrorisez vos employés plus profondément qu’aucune arme à feu ne pourrais le faire, Mr Huchinson. Ou devrais-je dire Jack L’éventreur ? C’est l'un de vos surnoms dont la presse use et abuse, n’est-ce-pas ?

    Les deux hommes se tenaient debout, à présent, chacun brûlant de haine pour l’autre. Le tueur en série tenait son couteau avec l’adresse de celui qui savait s’en servir. Garett, pour sa part, s’était mis en position de combat et son expression ne trahissait aucune crainte.

    -Je ferais durer le plaisir toute la nuit, lui promit l’assassin. Je t’éviscérerai, je…

    -Parlerai jusqu’à me tuer d’ennui ? Venez, Mr Huchinson, venez. Je suis prêt depuis quatre ans.

    Avec un cri de rage, l’homme se jeta sur Garett, qui l’évita d’un pas de côté. Rapidement, il analysa la position de son adversaire. Equilibre mal réparti, tout sur la jambe gauche. Bras non-protégés. Colère diminuant la capacité de concentration.

    Parfait.

    Il commença par lui attraper le poignet gauche –celui qui maniait l’arme- et le tordit violemment vers l’intérieur. Poussant en cri de douleur, Mr. Huchinson lâcha son arme et tenta de riposter avec un crochet droit, que Garett para sans mal. Ensuite, il cala son pied droit derrière la jambe gauche du tueur et lui fit perdre son équilibre dans une prise de judo classique. Pour finir, il l’immobilisa complètement contre le chêne solitaire et sortit un fin coutelas de sa manche qu’il plaqua sur la gorge de l’assassin.

    Il le tenait à sa merci.

    -Alors, Mr Huchinson, qu’est ce que ça fait de se retrouver du mauvais côté du couteau ?

    Le tueur en disgrâce garda le silence, ses yeux noirs furetant dans tous les sens en quête d’une échappatoire.  Son regard stoppa quelque secondes sur quelque chose, puis il détourna les yeux, comme s’il s’efforçait de distraire Garett de cet objet. Garett suivit son regard jusqu’à une tombe fraîchement creusée, au fond de laquelle se trouvait un lourd cercueil en granit, son couvercle devant peser plus de 500 kilos. Le genre de cercueil dont personne ne pouvait sortir…
    Avec un sourire noir, Garett scruta tranquillement le visage de l’homme dont les mains étaient tachées du sang d’une dizaine de personnes, dont les yeux avaient froidement observé leur souffrances, exempts de pitié…

    -S’il vous plait… S’il vous plaît ! supplia-t-il.

    Mais il n’y avait pas davantage de pitié dans les yeux de Garett.

    Il l’attrapa par le col, lui trancha proprement la carotide, et le poussa violemment au fond du trou. Le terrible Jack l’Eventreur, cauchemar de White Chapel, poussa un dernier cri, un seul, avant que lourd couvercle de marbre ne se referme sur lui.

    Garett passa la moitié de la nuit à recouvrir le cercueil de terre. Chaque pelleté paraissait soulager un peu le poids qui pesait sur ses épaules depuis tant d’années. Il lui semblait que toutes les âmes que ce monstre avait prises étaient regroupées autour de lui et le regardait d’un air approbateur, tandis qu’il ensevelissait définitivement l’un des plus grands tueurs en série que l’Angleterre ai jamais connu. Et les seuls témoins de ce grand acte seraient un chêne solitaire et les nuages orageux de cette fin de saison…

    Quand sa besace fut terminée, il grava quelque mot sur une pierre plate, qu’il disposa à la tête de la tombe, tel un oreiller sur un lit.

    Puis il parcourut le chemin de terre battue qui menait à la sortie du cimetière, effleurant au passage les tombes où Elizabeth, Johnatan et Perry Strike reposeraient à jamais.

    De nos jours encore, si l’on se rend au Cimetière Est de Londres et que l’on cherche, sous un grand chêne solitaire, une pierre plate pas plus grosse qu'un melon, on y trouve ces mots : « Good night, Jack ».

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    Samedi 9 Août 2014 à 19:58

    Après une déception amoureuse, j'étais plus que triste qu'en colère. Il m'avait regardé avec cet air de pitié que je détestais souvent ces phrases n'étaient pas direct il tournait atour d'un pot déjà briser. N'ayant pas d'amis pour me consoler car on pouvait dire que j'étais haïe par les filles à cause de ma popularité auprès des garçons.

    Sous cette pluie battante, dans la ruelle près de la pâtisserie j'ai rencontré le vendeur un étudiant à l'université. Je ne le connaissais pas mais il a sue séché mes larmes et je fus rempli d'espoir en connaissant mon premier ami. Le temps passe telle les nuages qui volent dans le ciel qui est maintenant bleu clair, ces quelques mois... J'ai connue la facilité à laquelle la vie brisait tout, à quelques mois près du mariage le rêve était brisé par une fraction de seconde.

    Les cendres tenue entre mes mains, je l'ais rependue sous un cerisier et entrait dans le temple, le regard vide... Je pris la corde du temple et la mis sur une branche solide, "on retrouvas le corps d'une femme pendue au-dessus de poussière quelque jours après le décès de son future amant."

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    Lundi 11 Août 2014 à 21:05

                                                           Une nuit...    

         Les larmes ont toujours bercées mon enfance. Que ce soit celles de ma mère ; pleurant de désespoir ; ou de mon petit frère, d'éffroi. Nous étions sans cesse hanté par les mépris et les crimes. J'étais née sous ces signes maudits. C'étais sans doute la cause de mes cauchemars.

         Je me souviens parfaitement de cette nuit là. Ma mère ne supportait plus les pleurs de mon frère. Elle piquat une colère et nous ordonnat d'aller nous coucher. Il faisait presque nuit quand l'orage éclatat. Les nuages s'illuminait de lueures foudroyantes. Ma mère, ce soir là, me fit pitié pour la dernière fois. Car celle ci fit place à la fiérté.

         On entendis les hurlements de mon frère. Nous nous présipitâmes à sa chambre. Mais en ouvrant la porte, seul la silhouette de mon père debout au pied du lit était présente. Mon frère avait courut se cacher dans un coin de la chambre. Il réussit à nous rejoindre. Mon père, ce retournat, un bidon d'essence dans une main et un briquet dans l'autre. Il s'avancat vers nous.Ma mère le poussat aussi fort qu'elle le pouvait. Il tombat et l'essence ce déversat sur lui. Il s'immolat dans un grondement de tonnerre. Nous avons descendût l'éscalieren hâte. Ma mère appelât les pompiers, qui ne tardères à arriver. Mais il était trop tard. La maison, ainsi que nos affaires et nos souvenirs étaient en cendres . L'éspoir, pourtant perdurait. Après tout nous étions en vis, et bien plus unis!

    7
    Vendredi 22 Août 2014 à 13:30

    Félicitations aux gagnats ^w^ Merci de m'avoir prévenue Naeri.

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    Samedi 23 Août 2014 à 00:23

    Wow, merci, ça fait vraiment plaisir :)

    L'avatar est superbe ! 

    Je tiens à féliciter Pho# ! Et bravo aux autres bien sûr !! 

    9
    Samedi 23 Août 2014 à 10:50

    Bravo a tous ! Je tenterais de faire le suivant ;)

    10
    Lundi 1er Septembre 2014 à 16:06

    Ohohohh (j'ai les larmes aux yeux) je m'attendais à être dernière, et ce que tu as dis est tout bonnement super sympa, merci, :']

    Oh, j'ai oublié de mettre les mots en gras è_é flûte x]

    Enfin bref, je te remercie et de 1 d'avoir organisé ce concours, et de 2 de l'avoir noté et commenté avec autant de précision '-' c'est super :) (aaaaahhlala, tu es une personne formidable, j'en ai le cœur tout serré !)

    Au fait : J'adore la nouvelle déco ;)



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